Les Formats vidéo

Lorsqu’on parle du format d’une vidéo, on a tendance à se perdre facilement compte tenu de toutes les possibilités qui existent dans l’industrie de la télévision, le cinéma, le format web, HD, PAL, 4K, 16:9, 4:3, 1:1 🤯

Aujourd’hui, on va essayer de dissiper ce doute.

Dans cet article, je vais citer plusieurs passages de cet excellent livre : The Filmmaker’s Handbook: A Comprehensive Guide for the Digital Age

Je recommande cette bible audiovisuelle à tous mes étudiants qui essaient de se lancer dans le monde de la production vidéo. C’est un de ces livres à avoir absolument dans sa bibliothèque car il répond à beaucoup de questions liées à cet art. C’est vrai… c’est seulement en anglais, mais ne t’inquiète pas, on te facilite la tâche en traduisant les extraits en français … fait maison!

Commençons donc par le début :

“Une image vidéo numérique est formée par une grille rectangulaire de pixels. Chaque pixel représente la luminosité (et la couleur, le cas échéant) de cette partie de l’image. Le cadre est constitué de tous les pixels qui peuvent être vus dans l’image (ce sont les pixels actifs). Il est utile de visualiser la grille de pixels comme un ensemble de lignes horizontales empilées les unes sur les autres, puisque c’est ainsi que sont traitées les informations de l’image. Chaque ligne horizontale, ou ligne de balayage, est une rangée de pixels horizontaux, et le motif total de toutes les lignes empilées ensemble est appelé la trame”.

The Filmmaker’s Handbook: A Comprehensive Guide for the Digital Age

En bref, le format vidéo est calculé par le nombre de pixels par ligne qui composent l’image.

Et cela nous amène à un deuxième point : le concept de haute et basse définition en format numérique. Qu’est-ce que la SD ou la HD ? Eh bien, littéralement la SD c’est la définition standard et la HD c’est la haute définition :

“La télévision à définition standard (également appelée SDTV, SD ou “standard def”) possède le plus petit nombre de pixels des formats de diffusion. Héritage de l’ère analogique, il existe deux types de SD numérique utilisés dans différentes parties du monde .

Dans les territoires NTSC, le cadre de définition standard numérique actuel est un rectangle d’environ 480 lignes horizontales, chacune d’une largeur de 720 pixels (souvent indiqué comme 720 x 480 et prononcé “720 par 480”). Dans les anciens pays PAL, l’image numérique SD comporte 576 lignes horizontales, également d’une largeur de 720 pixels.

La télévision haute définition (HDTV, HD ou “high def”) utilise plus de pixels par image. Combien d’images supplémentaires ? Il existe également deux tailles de HD. Le plus grand format HD, parfois appelé Full HD, est de 1920 x 1080 (1080 lignes horizontales, chacune de 1920 pixels de large). Ce format a un total d’environ 2 millions de pixels, soit deux mégapixels (Mpx). Un format HD plus petit, généralement appelé 720p, est de 1280 x 720, soit un peu moins de 1 Mpx. Ces deux formats sont des normes mondiales utilisées à la fois dans les anciens pays NTSC et les anciens pays PAL”.

The Filmmaker’s Handbook: A Comprehensive Guide for the Digital Age

Ainsi, le nombre de pixels qui composent l’image est lié à la définition des détails du cadre. Plus il y a de pixels, plus l’image sera claire et nette (si elle est bien focalisée).

En somme, les images composées de plus de pixels sont des images à plus haute résolution. Cela signifie que, plus l’écran est grand, plus les formats SD sont dégradés, donc, dans les petites tailles d’écran, on ne remarquera pas tellement la différence de définition, essaie ! Tu vois cette image pixélisée ? En t’en éloignant, tu verras l’image de mieux en mieux, tu arrêteras de voir l’unité de pixels et l’image deviendra plus nette.

Tu vois cette image pixélisée ? En t’en éloignant, tu verras l’image de mieux en mieux, tu arrêteras de voir l’unité de pixels et l’image deviendra plus nette.

Toute cette fixation sur la haute définition n’a qu’un seul objectif : la haute définition sur les grands écrans nous permet d’avoir une expérience plus proche de celle du cinéma :

“Lorsqu’il s’agit d’une expérience cinématographique réelle – projection sur grand écran dans une grande salle – il existe des formats de films numériques qui utilisent un nombre de pixels plus élevé que la vidéo HD. De nombreuses salles de cinéma sont équipées de projecteurs numériques qui peuvent afficher une image de 2K (2048 x 1080), 4K ( 4096 x 2160) ou même 8K (7680 x 4320). À ces résolutions, les images numériques rivalisent ou surpassent la résolution des films projetés en 35 mm. Les caméras qui peuvent enregistrer en 2K, 4K et autres résolutions supérieures à la HD sont de plus en plus abordables et sont recherchées par les cinéastes qui veulent créer des images qui conserveront la clarté et les détails sur un grand écran. Un format 4K qui gagne en popularité est le Quad HD, également appelé Ultra HD 4K ou Ultra High Definition TV ( UHDTV). Le cadre est de 3 840 x 2160 ; on peut le considérer comme quatre cadres Full HD de 1920 x 1080 réunis”.

The Filmmaker’s Handbook: A Comprehensive Guide for the Digital Age

Nous savons que la course aux pixels est réelle et que le 8K rendra le 4K obsolète comme la HD a remplacé la SD. Plus de définition nous permet davantage de détails et tout indique qu’un jour nous atteindrons une résolution similaire à celle de l’œil humain. Cependant, nous avons encore un long chemin à parcourir car selon le scientifique et photographe Roger Clark : la définition de l’œil humain est de 576 millions de pixels ! Si on compare avec les 12 mgpixels de l’iPhone 11… l’oeil humain a une définition 48 fois supérieure.

La réalité aujourd’hui est que nos téléviseurs et appareils sont limités. Plus de définition ne signifie pas un meilleur visionnage sur petit écran et en fait, la norme actuelle sur YouTube est la HD (1920 x 1080). Il faut se demander à quel point cela vaut la peine de travailler avec de grands formats comme le 4K qui occupe deux fois le poids de la HD alors que la diffusion finale ne sera pas le cinéma mais une plateforme vidéo en ligne comme YouTube ou Vimeo.

De nombreux cinéastes, y compris souristoutirabien, tournent en format 4K alors qu’ils savent que le format d’exportation final sera HD. Quels sont alors les avantages ?

Un des avantages d’enregistrer en 4K et d’éditer en HD, est la possibilité de pouvoir recadrer et zoomer dans l’image sans perte de qualité. Le 4K c’est 2 fois la taille de la HD, cela nous permet aussi de réaliser certains effets de mouvement de camera en post production come les “pans”, dans ce cas aussi sans perte de qualité (mais c’est un sujet pour un autre article 😉).

Qu’est ce que le rapport hauteur/largeur (aspect ratio)?

Historiquement :

“Pendant de nombreuses années, tant au cinéma qu’en vidéo, la forme du cadre était un rectangle de quatre unités de large sur trois unités de haut. Dans le monde du cinéma, cette forme était exprimée sous la forme d’un rapport, 1,33:1 (4 divisé par 3). Dans le monde de la vidéo, la même chose était exprimée sous la forme d’un rapport de 4:3. Aujourd’hui, on l’appelle souvent -non-widescreen-“.

The Filmmaker’s Handbook: A Comprehensive Guide for the Digital Age

Avec l’invention de la télévision, le cinéma voulait offrir quelque chose de nouveau et donc est sorti le format scope ou anamorphique, une image deux fois plus large que celles qui étaient produites:

“De nombreux films visionnés dans les salles de cinéma américaines sont conçus pour être projetés au format grand écran de 1,85:1, introduit au début des années 1950. Les films cinématographiques européens peuvent être réalisés pour être projetés au rapport 1,66:1 (5 divisé par 3). En vidéo HD, écran large signifie 16:9, ce qui équivaut à 1,78:1, soit un peu moins que la norme cinématographique de 1,85 pour la même hauteur d’écran. Certains films cinématographiques très grand écran sont tournés à 2,39:1 (parfois écrit 2,39, 2,35 ou 2,40), communément appelé CinemaScope ou -Scope- “.

The Filmmaker’s Handbook: A Comprehensive Guide for the Digital Age

En fait, de nombreux cinéastes enregistrent leurs vidéos au format 16:9 (format standardisé pour les caméras grand public) et montent leurs vidéos au format 2.39 pour donner à leurs courts métrages un aspect plus proche de l’expérience cinématographique. L’idée est de créer un contenant adapté à un certain nombre de pixels et ce qui reste… est coupé. Ça te parle ce truc des films avec des bandes noires en haut et en bas ?

Tout cela c’est des standards cinéma.

Je ne veux pas finir cet article sans parler rapidement des formats natifs du web et du smartphone. Des applications comme Instagram par exemple, utilisent des formats spécifiques comme le carré 1:1, d’autres formats largement utilisés sont le format vertical 9:16 si répandu dans le monde des réseaux sociaux. Ce format est souvent mal utilisé, bien que la raison soit basée sur une logique très simple car la façon naturelle de prendre un smartphone est généralement verticale. La question à se poser alors est: d’où va être vue la vidéo que tu enregistres ? Comme on l’a vu, il n’y a pas de format idéal, mais le format le plus approprié pour le support sur lequel la vidéo sera finalement visionnée. Fais-en bon usage.

J’espère que tu as apprécié la lecture de cet article. A présent, tu sais quels sont les formats vidéo les plus utilisés et que 1.78:1 et 16:9 sont deux désignations d’une même chose 😉 . N’hésite pas à donner un “coup de cœur” et partager l’article afin que davantage de personnes comme toi aient accès à ces informations. Keep Filmmaking!🎬

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